
Grand Théâtre de la Maison de la Culture de Papeete, hier soir. Les lumières bai...
Auteur
Stéphane Sayeb
Date de publication
Grand Théâtre de la Maison de la Culture de Papeete, hier soir. Les lumières baissent, la salle retient son souffle après les dernières notes des mehura manihini. On attend les résultats, je sais déjà que le Japon va encore tout rafler (et oui, elles l’ont fait, encore une fois, bravo les filles du Soleil Levant). Mais avant que les noms ne tombent et que les trophées ne brillent…Un rideau de silence. Et puis le sol vibre. Vraiment. Comme si la terre elle-même se souvenait qu’elle est polynésienne des deux côtés du grand océan. Nga Toa Tapairu – Ō Te Arawa surgit de l’ombre. Pagnes noirs, fougères sacrées, hei tiki qui dansent sur la peau, pagaies brandies comme des éclairs. Une longue, puissante et qui prend aux tripes, diatribe à la phonétique si particulière venue des entrailles du chef Ma'ori. Un haka qui n’est pas un spectacle : c’est une secousse tellurique, une prière debout, un cri d’amour venu de Rotorua qui frappe en pleine poitrine. Tu sens la sueur, la force, la fierté. Tu sens les ancêtres qui se tiennent juste là, derrière eux, et qui nous regardent droit dans les yeux. Un pont vivant entre Aotearoa et Tahiti, entre deux peuples qui se reconnaissent sans un mot. Quand le dernier battement s’est tu, la salle est restée figée un long moment. On avait les larmes au bord des yeux et le cœur en pagaille. Moi, Stéphane Sayeb, spectateur privilégié, j'ai eu l'honneur de capturer en photo ces instants exacts où les âmes se sont retrouvées par-dessus l’océan. Māuruuru roa
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✍ Stephane Sayeb













